Fort Kochi, Kerala

Kochi

 

 

 

 

 

Kochi, qu’on appelait autrefois Cochin, est siué à 2 700 km au sud de Delhi, sur les bords de l’Océan indien. J’en ai fait du chemin depuis quelques jours. L’aéroport est loin de ville, on a dû mettre plus d’une heure et demie pour arriver ici. Mais les paysages sont très beaux. S’il n’y a pas d’arbre à Delhi, ce n’est pas le cas dans le coin. Cocotiers, bananiers, palmiers, banians. Tout est vert et riche. Kochi est dans l’État du Kerala, un des deux états du sud de l’Inde. Il a ceci de particulier qu’on y dénombre près de 20 % de chrétiens. C’est surprenant de voir apparaître une église au détour d’une route. J’avais pris l’habitude des temples hindous et des mosquées. Et le Kerala est le seul État de l’Inde (je rappelle qu’il y en a 29) qui peut s’enorgueillir d’un taux d’alphabétisation de 100%. La moyenne, en Inde, est de 52%.

J’ai établi mon camp de base à Fort Kochi, un des vieux quartiers de la ville de Kochi. Le gîte où je suis hébergé, simple comme dans spartiate, mais propre et fonctionnel (avec un wi-fi qui fonctionne de façon géniale) est situé dans un dédale de petites ruelles tout à fait charmantes. Les maisons se cachent derrière des murets, à marcher près d’elles on entend la télévision ou la radio. Les odeurs sont celles des pays du sud. Les gens marchent lentement, nonchalammant. C’est tranquille, de ma chambre j’entends les grillons. Méchante différence avec Jaïpur ou New Delhi.

Ce soir, j’ai mangé dans un petit restaurant, le Fusion Bay, où on sert de la cuisine fusion comme l’indique son nom de façon assez peu subtile. On annonce un menu qui intègre la cuisine du Kerala,  la cuisine catholique syrienne (la communauté chrétienne de Kochin daterait de l’arrivée dans les parages  de Saint Thomas, celui qui devait toucher pour croire, en 54 après Jésus-Christ) et de la cuisine créole! Rien de moins. J’ai mangé un Jewish pepper chicken.  Il faut le voir pour  le croire, comme dirait Thomas. C’était absolument délicieux. Le poulet est cuit dans une sauce épaisse aux épices. C’était accompagné de riz cuit dans le lait de coco. Tout pour me séduire…

Je me sens très loin de Delhi. D’ailleurs, ici, les gens ne parlent pas  l’hindi. Ils parlent le malayalam (un palindrome!) et un lot d’autres langues. Les deux mots d’hindi que j’avais appris de peine et de misère ne me seront plus utiles.

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