Sur le quai de la gare de Trivandrum, ce matin, je me suis demandé comment je pouvais être assez fou pour me mêler à cette foule colorée et prendre ce train pour Valkala. J’étais le seul occidental, comme toujours. J’ai demandé conseil à des passagers qui, très gentiment m’ont donné les bonnes informations, en hochant la tête comme seuls les Indiens peuvent le faire quand ils veulent dire oui. Il faudrait que j’apprenne à faire comme eux. Puis tout s’est passé simplement. Les éléphants, surtout ceux du Kerala, se mangent une bouchée à la fois. Trouver la plate-forme, m’installer près de la fenêtre pour bien voir défiler le verdoyant paysage, dans ce compartiment « sleeper » aménagé pour accueillir 8 passagers qui, sur de longues distances pourront y dormir, et profiter du moment. En 35 minutes, j’étais à Varkala. Le train était vieux, pas terrible, et je me disais, en m’y installant, que ma nièce aurait éte un peu découragée. Mais ça fait partie de l’expérience.
À la gare, un petit kiosque d’informations touristiques. Deux jeunes le tiennent, un garçon et une fille, beaux, souriants et sympathiques. Ils n’ont pu répondre à aucune de mes questions. Ils m’ont confié que c’était leur première journée de travail…
Je commence la partie « balnéaire » de mon voyage, comme m’écrivait une amie récemment.
Varkala est une petite ville du bord de mer, à 41 km au nord de Trivandrum. J’ai pris un rickshaw pour faire les quelques km qui séparent la gare de la plage de Papanasam, superbe en sable blond. La falaise qui la surplombe accueille des centaines de petites boutiques, de cafés et de restaurants. Il y a aussi plusieurs petits hôtels qui semblent bien sympathiques. Je me serais bien installé pour quelques jours au « Clafouti » (j’ignore l’origine du choix du nom!), une construction de type traditionnel en bois, typique du Kerala.
Tout va lentement.Les touristes déambulent sans se presser sur le sentier de la falaise. Les vendeurs nous interpellent doucement, souvent sans même se lever de leur chaise. Le service est lent, dans les cafés et les restaurants. Allez, on peut l’avouer, je vivrais bien à ce rythme. Personne ne semble bousculé par la modernité.
Je n’arrive plus à quitter le café où je me suis installé pour manger et pour écrire. Est-ce la brise, la musique lancinante un peu « new age » ou est-ce la vue plongeante sur la plage, la falaise et la mer?

Surement les deux 😎😎
Denis,
J’essaie de te suivre, au jour le jour, tout au long de ton périple indien.
Les photos sont non seulement belles mais aussi très intéressantes.
De notre côté, après un Noël vert, célébré en famille, il semble que l’on
passera dès demain à une période des fêtes toute blanche.
À demain,
Gilles
Merci Gilles! Salutations à Fabienne.