Orchha, Madhya Pradesh

Le soir était tombé depuis longtemps quand j’ai enfin pu m’enregistrer à l’hôtel, le Amar Mahal. En hindi, mahal veut dire palais. Je suis installé jusqu’à demain dans un magnifique palais dans cette petite ville de 6000 habitants, à 120 km au sud de Gwalior. Mon train avait 5 heures de retard… Je sais bien que le voyage est plus important que la destination mais c’est bien, parfois, la destination. Le train circulait sur la route Delhi- Mumbai, la plus achalandée de l’Inde et celle qui enregistre le plus de retards. 

Hier soir, des Punjabis célébraient un mariage en musique, en danses et en costumes traditionnels absolument magnifiques. Ils étaient plus de 600 personnes… 

Voici l’hôtel. 



Ma chambre est à l’intérieur de ce charmant portique. 


Mais ce qui est vraiment magique, c’est la ville elle-même. Orchha était la capitale du royaume de la dynastie Bundela, un raja hindou, vassal de l’empereur moghul. 

Le raja s’est construit un palais au 16e siècle et un de ses descendants du 17e siècle, en a fait fait construire un, porte voisine, pour l’empereur Moghul Jahangir, qui n’y a finalement passé qu’une seule nuit…

Mais les édifices sont majestueux, et les temples hindous en arrière-plan ajoutent à la magie. 




À l’intérieur plusieurs plafonds ou murs peints au 17e siècle avec des motifs  qu’on retrouve également dans les tapis persans. D’ailleurs, une des particularités du Jahangir Mahal ( à vous de traduire…) est le mélange, dans l’architecture de l’édifice,  des styles hindou et moghul. 



À leur décès, les rajas Bundela étant hindous, leurs cendres sont dispersées dans Gange, à plus de 500 km.  Leurs héritiers font alors ériger des monuments funéraires à leur mémoire. C’est absolument majestueux. Il y a un monument pas raja défunt. 



L’Inde cache de nombreux autres trésors un peu partout sur son territoire et c’est toujours surprenant de les découvrir. Ils sont là depuis des siècles et n’attendent que notre visite pour continuer à révéler au monde les merveilles de ce pays. 

En terminant, pour revenir à une  des périodes parmi les plus importantes de la région, dans un temple dédié à Lakshmi, déesse de la fortune et épouse de Vishnu, temple construit au 19e siècle après la révolte de 1857, des fresques reproduisent la bataille entre la rani de Jhansi et les britanniques. 


Et , pour vraiment mettre fin à ce long texte, voici, en photo pourquoi la magie de l’Inde me réjouit. Déambuler au coeur de ces vieilles pierres et découvrir tous ces trésors; constater la beauté de ces perpectives en étant au moins un peu conscient de l’histoire qui s’est écrite élargit mon univers que la frénésie de la vie moderne a trop tendance à rétrécir. 

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