La très sympathique propriétaire du Mangalapillil Homestay (il faut avoir donner l’adresse quelques fois à des chauffeurs pour finir par se rappeler du nom…) m’avait suggéré de prendre l’autocar pour redescendre à Ernakulam. D’autant plus que le car en question passe en plein centre d’Anachal.
Il a fallu le même temps pour redescendre qu’il en avait fallu pour monter, en taxi. Mais le prix était très différent. Au lieu des quelques dizaines de $ pour l’aller, le retour a coûté 1,90 $.
Évidemment, il s’agissait d’un véritable autobus indien. Pas d’air climatisé (mais je trouve toujours ça trop froid…), pas de fenêtre non plus. Seulement des volets pour se protéger du soleil. D’un côté de l’allée, deux places, de l’autre, trois. On est tassé, évidemment, mais tout le monde l’est. Alors on endure.
En descendant, à grande vitesse évidemment, je regardais les montagnes, les gens dans les villes que nous avons traversées et je me disais qu’en fait c’est un peu ça la liberté. Et c’est aussi pour ça que je suis en Inde. Alors j’ai profité du moment.
Les villes ont des noms impossibles, mais c’est jolis. Adimali, Neryamangalam, Nellimatom, Kothamangalam, pour ne citer que celles-là.
Je suis arrivé un peu désemparé au bruyant terminus d’autobus à Ernakulam, la banlieue de Kochi, l’agglomération urbaine la plus importante du Kérala. Mais une fois trouvé un chauffeur d’auto-rickshaw, en 20 minutes (et un peu d’aide de Google Map), j’étais de de retour au Homestay où j’ai résidé déjà il y a trois jours.
Prêt déjà à poursuivre l’aventure.