Il fait beau à Bangalore en ce dimanche de janvier, dernier jour de mon séjour en Inde. Tout est tranquille alors que presque tous les commerces sont fermés.
Mais au cœur de la vieille ville, tout près mais en même temps très loin de la Bangalore capitale de la nouvelle technologie, on est surpris de voir une autre Bangalore, plus proche de ce que l’on voit ailleurs en Inde.
Le KR Market grouille de monde. En sortant de la station de métro Chickpete, à quelques mètres à peine de ce vieux marché, la foule se presse sur les trottoirs et dans les rues animées. La circulation est chaotique. Les klaxons sont bruyants.
Nous sommes assaillis par les odeurs, les couleurs et les bruits caractéristiques des quartiers populaires.
Et on entre au marché, accueillis par la canne à sucre.

À l’intérieur, dans un capharnaüm indescriptible, les petites échoppes offrent tous les produits utiles à la vie quotidienne comme ces grands chaudrons dans lesquels on cuit les caris, les pots en terre cuite ou les paniers d’osier de toutes les grandeurs.



D’énormes quantités de légumes, d’herbes, d’épices et de fruits s’échangeront.


On peut aussi manger dans les nombreux petits établissements qui servent chapatis, le pain, riz et dahl, le plat de lentilles, à la base de l’alimentation indienne.

Mais, pour moi le plus beau et toujours le plus attirant, il y a un extraordinaire marché de fleurs. Ces belles guirlandes colorés ou ces fleurs coupées seront offertes aux dieux hindous dans les temples de la ville. On ne peut pas s’empêcher de se demander combien d’offrandes sont faîtes ainsi tous les jours quand on voit la quantité de fleurs en vente.





Les cris des vendeurs sont assourdissants. On est bousculé par les acheteurs qui cherchent les meilleurs produits au meilleur prix.
Immuables et inamovibles, les vaches nous rappellent que malgré toute cette activité et cette fébrilité, rien ne change jamais vraiment. L’Inde reste l’Inde.

