Dans cette ville de poussière, bâtie en plein désert du Thar à 100 kilomètres de la frontière avec le Pakistan, passait autrefois la Route de la soie. Cette route a été la voie du commerce entre la Chine et l’Europe pendant des centaines et des centaines d’années. Évidemment, il y avait plusieurs parcours, mais un d’entre eux passait par Jaisalmer.
Les marchants traversaient la ville, avec leurs trésors de soie, il ne faut jamais oublier que les Chinois ont été pendant des siècles les seuls au monde à connaître le secret de la fabrication de la soie, mais aussi de bijoux, d’épices et d’opium. Ils devaient payer un droit de passage au maharawal, c’était son titre à Jaisalmer, ce qui bien sûr contribua à sa fortune. La famille royale de Jaisalmer, les Bathis, se réclament de la descendance de Khrisna, rien de moins. Mais les Rathore de Jodhpur se réclament bien de celle de Rama…
Quand les routes de commerces avec ce qui est aujourd’hui le Pakistan se sont fermées lors de l’Indépendance en 1947, la situation de Jaisalmer a commencé à décliner. La ville a décidé de se recycler dans le tourisme. C’est cette industrie qui la fait vivre aujourd’hui.
La ville s’est développé autour du Fort, construit sur un promontoire. Il est toujours vivant, plus de 2000 personne te y vivent et y travaillent encore aujourd’hui. Mais il fait l’objet de préoccupations à cause de l’érosion générée en grande partie par les activités humaines.

Une courte visite laisse déjà présager de l’intérêt à prendre de le temps de découvrir la ville.


