Kochi a une riche histoire de commerce international, principalement celui des épices. Qui dit commerce, dit mélange de cultures et de religions. Les Portuguais se sont saisis de Kochi au 16e siècle qui est passée par la suite entre les mains des Hollandais (XVIIe et XVIIIe) puis des Anglais (XIXe). Il y a donc une présence chrétienne très importante. La basilique Santa Cruz, la cathédrale catholique du diocèse de Kochi,trône au coeur de Fort Kochi. Ce matin, au sortir de la messe du dimanche, des paroissiens allaient de statue du Christ en statue de la Vierge, touchaient de leur main droite la statue et la portait à leur front avant de retoucher la statue. C’est le même geste que j’ai vu faire tant de fois dans les temples hindous.
À Mattencherry, tout près, on trouve la plus ancienne synagogue toujours utilisée par la communauté. Les premiers juifs de Kochi auraient quitté Jérusalem lors la destruction du deuxième temple, en 70 de notre ère. Mais on dit que les juifs commerçaient déjà avec Kochi du temps du roi Salomon. À la suite de l’expulsion des juifs d’Espagne au XVe siècle, plusieurs d’entre eux trouvèrent refuge dans ce qui est aujourd’hui le Kerala. Il est intéressant de noter que certains croient que la raison de la visite à Kochi de Thomas, notre incrédule, serait la présence d’une communauté juive dans la ville au sein de la laquelle il cherchera à faire des convertis.
