Le premier ministre de l’Inde, Manmohan Singh, qui a la réputation de ne pas parler très souvent, a tenu une conférence de presse vendredi, Depuis plusieurs jours, les médias alimentaient toutes sortes de rumeurs. On allait jusqu’à annoncer sa démission et son remplacement immédiat par Rahul Gandhi.
Le premier ministre, personnage respecté de la politique indienne, ancien ministre des Finances des années 1990 qui a contribué au progrès de la croissance économique indienne, a annoncé qu’il ne serait pas le candidat de la coalition gouvernementale actuelle (mené par le Parti du Congrès) àprès les prochaines élections. Après dix ans à la tête du gouvernement, Manmohan Singh a exprimé le souhait que le pouvoir passe à nous nouvelle génération. Il a d’ailleurs profité de l’occasion pour dire tout le bien qu’il pensait de Rahul Gandhi.
En fait, le Parti du Congrès a déjà amorcé la transition. Avant Noël, on a annoncé une rencontre du All India Congress Committee, la plus haute instance du parti. On s’attend que Rahul soit alors choisi comme candidat au poste de premier ministre pour les élections générales du printemps.
Il affrontera deux adversaires majeurs: Narendra Modi, actuel Chief minister (premier ministre) du Gujarat et candidat du BJP, les nationalistes hindous, au poste de premier ministre de l’Inde; et la grogne qui semble vouloir provoquer une vague pour un changement autour de l’AAP, vainqueur des élections dans le territoire de Delhi en décembre.
Tous les analystes croient que la lutte sera difficile pour l’héritier de la famille Nehru-Gandhi. Quel est le créneau du Parti du Congrès qui, au pouvoir depuis 10 ans, a vu bon nombre de ses leaders au coeur de scandales de corruption? Le nom de famille suffira-t-il à changer la donne alors que l’AAP se fait le champion de la lutte à la corruption et du changement, y compris le changement de génération?
Depuis plusieurs dizaines d’années, aucun parti n’a pu remporter seul des élections. Tous les gouvernements de l’Inde depuis les années 1980 sont en fait des gouvernements de coalition qui comprennent un des deux principaux partis et une multitudes de petits partis généralement régionaux. Rien pour faciliter la tâche d’un premier ministre… Près de 800 millions d’électeurs auront droit de vote aux élections de 2014 et plus de 70% y participeront. Jusqu’ici, ce sont généralement les citoyens les plus pauvres qui votent le plus, c’est une façon pour eux de partager un certain pouvoir. Mais, alors que le débat politique prend une tournure différente, on s’attend à ce que les nouveaux membres des classes moyennes décident de participer de façon plus importante cette fois-ci. Les résultats pourraient s’en trouver grandement affectés.
Cher Denis,
Je viens de reprendre le chemin de la technologie après 10 jours d’absence… Ce message se veut avant tout un bon voeux pour la nouvelle année mais aussi un mot de remerciement de ce partage de ton voyage. C’est ressourçant, inspirant et j’espère que la belle aventure continuera de plus belle pour toi.
Amicalement. Sylvia