Hier soir, à Kochi, je suis allé voir du théatre traditionnel du Kerala, le Kathakali. À partir de 17h, les artistes commencent à se maquiller (sur Google, on voit des photos des artistes quand on cherche Kathakali). La pièce commence à 18h. Il s’agit en fait d’un extrait de pièce car une pièce normale peut durer jusqu’à neuf heures.
Les acteurs, sur scène, sont accompagnés de musiciens, surtout des percussions, et de chanteurs. Cette forme de théatre a vraiment acquis ses codes au 17e siècle. Il n’y a aucune parole qui soit échangée entre les acteurs. Tout est dans le geste des mains et l’expression du visage. Chaque geste d’une main ou d’une autre, de chacun des doigts a une signification. Pour celles et ceux qui comprennent ce language des signes, l’histoire se suit comme si elle était sous-titrée. Les costumes sont sophistiqués, très travaillés. Chaque couleur a, là encore, une signification.
Les histoires traitent généralement des dieux hindous et de leurs aventures avec les mortels, guerriers et autres.
Chacun des gestes des acteurs correspond exactement à un rythme de percussion. C’est prenant, envoûtant. On nous a expliqué qu’un acteur devait étudier pendant au moins huit ans pour pouvoir jouer. On comprend, quand on voit la concentration que ça exige des acteurs.
Hier soir, la pièce se jouait dans un très beau théatre en bois, un des derniers théatres traditionnels de Kathakali du sud de l’Inde.
Cher Denis,
Ce soir j’ai lu ton blog « à l’envers » ou plutôt en flashback… puisque j’ai commencé par le dernier et ai poursuivi ma lecture en descendant.
Je poste mon commentaire après la description du Kathakali parce que je suis une spécialiste de théâtre et que j’ai assisté en 1978 à une représentation de cette magnifique forme de théâtre à CARACAS (et hop, name dropping et tout) . Je suis bien contente de partager cette expérience avec toi. Quel magnifique voyage, tu fais.
Je vais te donner des nouvelles de Massueville gastronomique et climatique pour faire un genre de blog écho au tien.
Gastronomique: j’ai RATÉ ma tourtière de gibier; Suzanne en a mangé, elle saura confirmer. Je l’ai sauvée en une seconde tentative: elle t’attend pour te changer du curry et te faire un beau et, j’espère, bon welcome back.
Climatique: il fait un temps de cochon apocalyptique et le trottoir devant l’école n’a pas été sablé. C’est une patinoire… je le sais je sors de ma séance de gym. Ça jasait dans le petit vestiaire.Mais oublie pour quelques jours encore toutes ces tracasseries et continue à nous enchanter. Il faut que tu aies bien conscience de ta chance…
Sylvain m’a demandé de lui transférer le lien de ton blog qu’il en a marre de lire par dessus mon épaule…Je pense que je vais accéder à sa demande. Il ne faut pas être égoïste.
Je t’embrasse,
D.