Old Goa a été la capitale portugaise de Goa du XVIe au XVIIIe siècle. Si la population de Old Goa dépassait celle de Londres ou de Lisbonne à cette époque, c’est aujourd’hui un petit village tranquille avec un nombre impressionnant d’églises et de basiliques. Jusqu’au 5 janvier, on expose les reliques de Saint François-Xavier, compagnon d’Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites. François Xavier a évangélisé l’Inde et la Chine au XVIe siècle. Il est enterré ici, à Old Goa.
En descendant du bus qui nous amène de Panaji vers Old Goa pour 10 roupies (0,20$), on tombe sur une foule compacte et multicolore. Devant la cathédrale, toute blanche, la foule fait la file pour aller rendre hommage aux reliques de François Xavier. Qu’il me pardonne, mais deux heures d’attente au grand soleil de Goa exigeait trop de moi pour que je me joigne à la foule et à la file.
J’ai plutôt choisi de marcher dans la petite ville. Je suis descendu près de la rivière Mandovi, endroit beaucoup plus tranquille où on peut voir les grosses barges amarrées et les ferries qui la traversent avec des passagers à pied ou en voiture. Les policiers y ont installé leur campement temporaire pendant que Old Goa est prise d’assaut par les pèlerins; un camp de fortune, des tentes faites de bambou, des bivouacs et des cordes à linge.
À l’est de Old Goa, au sommet d’une colline que j’ai gravie doucement, en suivant une petite route tracée directement dans la nature, se dresse une vielle chapelle toute blanche, Capella de Monte, qui surplombe toute la région. On y voit au loin les églises de Old Goa, dont la basilique où se rendent les pèlerins, la rivière Mandovi et même Panaji tout à l’ouest.
Le bus était plein pour revenir à Panaji. Il était aussi très vieux et délabré, je me suis demandé s’il réussirait à faire les 8 km qui séparent les deux villes. Mais il faut croire qu’il en a vu d’autres, nous avons joint Panaji sans problème.
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Ce matin, au petit déjeuner, j’ai eu une longue conversation avec l’épouse de l’aubergiste. Elle est ingénieure de formation mais travaille maintenant en marketing. Nous avons parlé de Noël et de ses célébrations.
Fontainhas est un vieux quartier patrimonial. Plusieurs des propriétaires n’y viennent que pour les fêtes de fin d’année. Alors les voisins, qui ne se voient souvent plus qu’une fois par année, se retrouvent pour la messe de Noël. Devant l’église San Sebastian, les jeunes installent des chaises en début de soirée pour que tout le monde puisse prendre place. Après la messe, on reste ensemble pour se partager des gâteaux et du café. « Nous pourrions tous entrer chez nous pour manger des gâteaux, mais le simple fait de nous retrouver tous ensemble nous rend heureux. Plusieurs générations sont présentes et nous recréons l’esprit qui a toujours présidé à Fontainhas. Ce ne sont pas nos convictions religieuses qui nous unissent mais un certain sens de la communauté. » J’ai pensé tout de suite au succès de la messe de minuit à Massueville où je n’étais pas cette année et à l’importance de la communauté.




Allô! Je rattrape mon retard au coin du feu au chalet. Tout le monde doit te l’avoir dit Noël à la pluie, c’est un peu triste. Je t’embrasse mon ami,
Caro
Bon feu au chalet!
Vraiment tu nous gâtes! Goa semble t’inspirer et on fait plus que te lire, on savoure le style de ces vignettes où l’impressionnisme affleure discrètement à la surface de l’information.
Envoyé de mon iPad
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