Il faisait nuit noire en quittant Goa ce matin et il était exactement 6h. Nous avons pris la route pour Hampi, dans le Karnataka. Un périple de 350 km que nous réussirons à faire en un peu moins de 8 heures. Chacun des segments de ce voyage a été différent. D’abord les montagnes à l’est de l’État de Goa. Une route de crête en pleine nuit. Quand le jour s’est enfin levé, nous avions franchi la frontière du Karnataka, l’État dont Bengaluru est la capitale, l’ancien royaume de Mysore. Très rapidement le paysage a changé. Après les grands eucalyptus, les vergers de manguiers, nous avons traversé une belle forêt. Alors que j’admirais la végétation, mon chauffeur m’a demandé si c’était la première fois que je me retrouvais dans la jungle. Cette jungle cache des tigres, des éléphants, des léopards. Je n’ai vu, pour ma part, qu’un renard.
Tout au long de la route, souvent complètement défoncée ou pavée de peine et de misère, les paysages ont changé. Nous avons partagé cette route avec de gros camions de transport lourd, avec des autocars, avec d’autres voitures, avec des vélos, des mobylettes et des motos, avec des chars à bœufs et même avec des piétons. Nous avons dû attendre un peu qu’un troupeau de buffles d’eau traversent la route et nous avons longé un troupeau de chèvres
Les champs de coton ont succédé aux champs de canne à sucre, de maïs ou de blé, ou encore aux champs de piments forts. Impressionnants les tapis rouges de piments forts qui sèchent au soleil. Les gens travaillaient aux récoltes, le dos courbé, remplissant de gros sacs de piments ou de coton. Les camions sur lesquels étaient empilés des dizaines de ces gros sacs nous croisaient sur la route ou nous ralentissaient simplement.
J’ai profité de tout. C’est un vrai plaisir de quitter les villes pour se traverser ainsi les campagnes. La découverte de l’Inde se poursuit. Elle se poursuit à Hampi, capitale d’un empire du XIIIe au XVIe siècle, décimée alors par les guerres et complètement abandonnée. Elle est aujourd’hui occupée par ces touristes occidentaux dont je me demande où ils pouvaient bien être passés. Ils sont ici. Ils sont tous ici…





Quelle belle façon de nous raconter… on a l’impression de voir à tes côtés!!!!!!