Cette ville est immense. Assis dans ma chambre d’hôtel, j’entends le bruit de la circulation. On a parfois l’impression que cette ville n’est que cela, de la circulation.
Pourtant, j’ai pris beaucoup de plaisir à y marcher. À ma grande surprise, je dois l’avouer. Évidemment, comme toujours, et à l’image de ce que je vois de l’Inde, je n’ai fait qu’explorer une infime, infime, infime partie de la ville. Je n’ai pas vraiment vu grand-chose, comme pour ce qui est de l’Inde en général.
Mon hôtel est situé près du Victoria Memorial et du grand parc qui borde la rivière Hooghly, le bras le plus important du delta du Gange. En fait, le Gange se jette dans le Golfe du Bengale au Bengla Desh, le pays qui borde, à l’est, le Bengale Occidental. Dhaka, la capitale du Bengla Desh, est à moins de 450 km de Kolkata.
Une des rues commerciales de Kolkata est la rue Park. On s’y rend en moins de 20 minutes. C’est une rue de boutiques et de restaurants. Je peux confirmer qu’on y mange très bien…
Le voyage se termine bientôt et en regardant les gens de Kolkata, je me disais que la plus belle expérience de ce voyage, la prise de conscience la plus intéressante, c’est de réaliser combien je suis loin de connaître l’Inde. Il reste tellement de choses à découvrir, à connaître et à comprendre. J’en ai pour des années… Pour l’instant, je n’ai qu’une certaine idée de l’Inde.
On ne peut pas présenter un pays en le simplifiant ou en se limitant à des clichés. Mes impressions sur l’Inde et sur les gens qui y vivent ne demeurent que des impressions, des clichés, justement, au sens photographiques du terme. Il faut l’accepter. Je n’ai aucune prétention en écrivant ces commentaires. En essayant de comprendre le contexte historique et sociologique qui a créé la société indienne d’aujourd’hui, on ne peut pas tout expliquer en une phrase. Je suis fasciné par une société qui n’a pas du tout les mêmes fondements que celle dont je suis issu. Je suis intéressé par l’histoire de ce pays qui nous est tellement étrangère. J’essaie de comprendre comment des religions éloignées des nôtres, comment des rapports avec un nombre incalculables de civilisations et sur une très longue période, ont amené les Indiens à cette société qui leur est propre, qu’ils soient du nord, du sud, de l’ouest ou de l’est, qu’ils parlent hindi, marathi, konkani, malayalam ou kannada.
En marchant dans Kolkata, cet après-midi, dans ces rues défoncées et sans trottoir, au milieu des voitures, des two-wheelers, bousculé par les gens qui marchent à vive allure, dans le bruit des klaxons et dans la poussière, j’essayais de comprendre ce qui fait que je me sens tellement à l’aise dans cette ville incroyablement éloignée de ce que je connais et de ce que je suis. Je n’ai pas encore trouvé la réponse à ma question. Mais je savoure le moment.



En lisant les descriptions, tes commentaires…. on sent que tu y es très heureux!!!!!!!
Tout à fait!
Quel historien aurais tu fait! Toujours si intéressant. Moi qui n’est pas attiré par ces destinations tu arrives à me donner le gout d’y aller y faire une visite.