Rencontre improbable à Mandu avec un arbre africain qu’on ne trouve qu’ici, le baobab. En effet, nulle part ailleurs en Inde on peut voir cet arbre au profil particulier. J’ai cru comprendre qu’il y en aurait également en Afghanistan. Il serait possible de penser qu’un soldat britannique amateur de baobab a décidé de tenter l’expérience de son exportation dans l’Empire des Indes. Mais il semble que ce soit plutôt un voyageur de la Route de la soie qui, arrivé ici à l’époque glorieuse de Mandu, quelque part entre le XVième et le XVIIième siècle, a planté des graines de baobabs ramenées d’Afrique et trouvées au fonds de ses poches. Ils devraient être ici pour longtemps car leur espérance de vie serait de 3000 ans!


Le baobab est énorme, tout à fait reconnaissable mais quand même surprenant. Contrairement aux autres arbres de la région, il semble bien qu’il perde ses feuilles avec l’hiver.
Personnellement, ma seule référence aux baobabs vient des illustrations du Petit Prince de Saint-Exupéry de mon enfance…

Est-il mort il n’a pas de feuilles?
Non! Il perd ses feuilles l’hiver. De retour au printemps!