Comment vraiment traduire mon sentiment après ce trop court séjour dans les Sunderbans? J’en suis revenu depuis 24 heures mais je suis encore un peu là-bas. Je ne suis pas certain d’avoir réussi jusqu’ici à vraiment transmettre tout cela.
Peut-être qu’en partageant d’autres photos, je pourrais rendre avec plus de justesse ce que j’ai eu la chance de vivre là. Les moments ont succédé aux moments sans laisser un instant à l’absence.
La beauté de cet espace naturel et les heures de bateau à se laisser porter par les eaux des rivières et des canaux, embarquer et débarquer des embarcations sur des passerelles glissantes de boue en se disant qu’on va inéluctablement se retrouver à l’eau mais sans jamais tomber, la vie drôlement sympathique à l’éco-village, les échanges dynamiques et internationaux autour du chai pris à cinq ou six reprises dans la journée ou pendant les repas où même en mangeant santé on mange trop, les balades dans le petit village qui jouxte l’éco-village et voir un étang remplis de lys d’eau , la soirée autour du feu en écoutant les musiciens du village chanter des hymnes à Krishna, le vin de riz artisanal, pris dans la petite cour d’un villageois, bu dans des bols, assis par terre dans la poussière, sur des nattes tressées, se laver à l’eau froide à 5h le matin pour être prêt à partir pour la journée, repartir vers Kolkata, entassés dans un minibus avec les quatre chiens du propriétaire de l’écho-village. Et apprécier tous ces moments les uns après les autres.


















